Une question qui fait 90 % d'accord dit quelque chose d'un pays ; une question à 50/50 en dit autant. Parmi les 180 affirmations du test, nous avons isolé celles qui coupent nos testeurs en deux moitiés presque égales, en ne retenant que les questions ayant reçu au moins 2 000 réponses (instantané du 2 octobre 2026). Rappel : il s'agit de testeurs volontaires, pas d'un échantillon représentatif, selon la méthodologie détaillée ici.
Le classement des affirmations les plus clivantes
Taux d'accord parmi les réponses exprimées, avec le nombre total de réponses :
- « Il faut interdire les vols intérieurs quand une alternative en train existe en moins de 4h » : 50 % (3 675 réponses)
- « Il faut construire de nouvelles autoroutes et méga-bassines quand l'économie locale le demande » : 50 % (3 185)
- « Les racines chrétiennes de la France doivent être davantage reconnues dans l'espace public » : 50 % (2 409)
- « La publicité pour les produits les plus polluants (SUV, fast fashion) devrait être interdite » : 50 % (2 800)
- « Le Sénat devrait être supprimé ou fusionné avec le Conseil économique et social » : 51 % (2 383)
- « Les programmes scolaires doivent faire plus de place à l'histoire de la colonisation et de l'esclavage » : 51 % (2 238)
- « La croissance économique reste la priorité, l'écologie s'y adaptera » : 48 % (3 307)
- « Il faut une armée européenne commune » : 46 % (3 623)
- « La vidéosurveillance algorithmique (reconnaissance faciale) doit être déployée dans les villes » : 54 % (3 168)
- « L'immigration est globalement une chance et une richesse pour la France » : 54 % (3 158)
L'écologie du quotidien, première ligne de fracture
Quatre des dix questions les plus clivantes concernent l'écologie concrète : avions, routes et bassines, publicité, arbitrage entre croissance et climat. Le constat est frappant, car les grands principes rassemblent davantage : 68 % soutiennent la relance du nucléaire et 70 % une taxe carbone aux frontières. C'est quand l'écologie touche aux modes de vie (prendre l'avion, circuler, consommer) que les testeurs se séparent. Ce clivage traverse d'ailleurs les partis, comme le montre notre comparatif écologie et énergie.
Identité et mémoire : des débats à parts égales
La place des racines chrétiennes dans l'espace public et celle de l'histoire coloniale à l'école divisent exactement de la même façon. Ces deux questions, qui portent sur le récit national, opposent deux visions de ce qui fait la communauté nationale ; elles sont parmi les plus discriminantes du test pour distinguer les profils conservateurs et progressistes.
Europe, sécurité, immigration : des fractures plus nuancées
L'armée européenne (46 % d'accord) et la reconnaissance faciale (54 %) partagent elles aussi les testeurs, mais pour des raisons qui ne recoupent pas le clivage gauche-droite : on peut être pro-européen et méfiant envers la défense commune, ou attaché à l'ordre et inquiet pour les libertés. Sur l'immigration, le jugement global (« une chance et une richesse », 54 %) reste partagé, alors que des mesures précises font nettement pencher la balance, comme l'expulsion systématique des étrangers condamnés pour des délits graves (85 % d'accord). Ce sont typiquement les questions où l'on découvre son propre profil, et où la boussole à 6 axes révèle des combinaisons inattendues.
Pourquoi ces questions comptent
Les questions consensuelles disent ce qu'un candidat ne peut pas ignorer ; les questions clivantes disent où se jouera la campagne. Ce sont elles qui départagent les électorats et sur lesquelles les programmes se distinguent le plus nettement. À l'opposé, découvrez les mesures qui font consensus.
De quel côté de la ligne êtes-vous ? Swipez ces questions et comparez-vous à la communauté sur la page Statistiques.