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Renaissance

Centre · fondé en 2016 · dirigé par Gabriel Attal

Renaissance (ex-La République En Marche) est le parti central du macronisme. Il revendique le dépassement du clivage gauche-droite : libéralisme économique assumé, europhilie forte, progressisme sociétal mesuré et « en même temps » régalien.

Les mesures clés du programme

Le programme décortiqué par thème

Mesures détaillées, évolution 2022 → 2027 et sources officielles, thème par thème.

Économie & travail

Renaissance défend une politique de l'offre engagée depuis 2017 : baisse des impôts de production, réformes du marché du travail et objectif de plein emploi. Le parti assume la réforme des retraites de 2023 (âge légal à 64 ans), le conditionnement du RSA à des heures d'activité et le plan d'investissement France 2030. Sous l'impulsion de Gabriel Attal, la doctrine actuelle met l'accent sur la valorisation du travail, la maîtrise de la dette publique et la réduction de la dépense, avec un État présenté comme investisseur plutôt que seulement subventionneur.

7 mesures analysées →

Société & modes de vie

Renaissance revendique un socle de « progrès sociétaux » : constitutionnalisation de l'IVG en mars 2024, soutien majoritaire à l'aide à mourir encadrée et aux soins palliatifs, égalité femmes-hommes érigée en grande cause. Sur l'école, le parti défend une ligne d'autorité et d'élévation du niveau, incarnée par Gabriel Attal : expérimentation de l'uniforme, groupes de niveau, interdiction de l'abaya. La laïcité est présentée comme un marqueur central, avec un durcissement récent des positions face au « séparatisme » et à « l'entrisme islamiste ».

6 mesures analysées →

Immigration & sécurité

Renaissance revendique une ligne de « fermeté républicaine » : loi immigration du 26 janvier 2024 combinant éloignements facilités et régularisation dans les métiers en tension, doublement de la présence policière engagé depuis 2022, loi narcotrafic de juin 2025 créant un parquet national dédié. Sous Gabriel Attal, le parti durcit son discours pour 2027 : immigration « à points » liée au travail et à l'intégration, contrôle renforcé des frontières, regroupement familial plus strict et justice des mineurs plus rapide, avec responsabilisation des parents.

6 mesures analysées →

Europe & international

L'Europe est le marqueur identitaire de Renaissance, membre de la famille Renew. Le parti défend la « souveraineté européenne » théorisée par Emmanuel Macron dans ses discours de la Sorbonne (2017 et 2024) : défense commune, préférence européenne industrielle, autonomie énergétique et technologique. La liste Besoin d'Europe portait en 2024 un fonds de 100 milliards d'euros pour l'industrie de défense et un « European Buy Act ». Le soutien à l'Ukraine « aussi longtemps que nécessaire », l'ancrage dans l'OTAN et la dissuasion nucléaire complètent cette doctrine.

6 mesures analysées →

Écologie & énergie

Renaissance revendique une « écologie à la française » fondée sur la planification écologique pilotée depuis Matignon et sur un mix associant relance du nucléaire (six EPR2, huit à l'étude) et essor des renouvelables. Objectif affiché : réduire de 55 % les émissions nettes de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990. Le parti défend une écologie « incitative » plutôt que « punitive » : leasing social de voitures électriques à 100 euros par mois, rénovation thermique, filières industrielles vertes. La question des ZFE a récemment divisé le camp présidentiel.

6 mesures analysées →

Institutions & démocratie

Historiquement défenseur des institutions de la Ve République, dont l'usage assumé de l'article 49.3 pour la réforme des retraites et les budgets, Renaissance connaît une inflexion portée par Gabriel Attal. À Arras en septembre 2025, il a plaidé pour une « nouvelle République » : moins de parlementaires, suppression d'un échelon territorial, recours accru au référendum et partage du pouvoir. Le programme 2022 prévoyait déjà une commission transpartisane pour rénover les institutions, avec une ouverture à davantage de proportionnelle, sujet qui reste débattu en interne. La débureaucratisation complète cette doctrine.

5 mesures analysées →

Positionnement sur nos 6 axes

Synthèse simplifiée et indicative, établie à partir du programme et des prises de position publiques.

ÉconomieLibéralisme économique
Interventionnisme & redistributionLibéralisme économique
SociétéProgressisme
ProgressismeConservatisme
Immigration & sécuritéFermeté & contrôle
Ouverture & libertésFermeté & contrôle
EuropeIntégration européenne
SouverainismeIntégration européenne
ÉcologiePriorité au climat
Priorité à la productionPriorité au climat
InstitutionsInstitutions actuelles
Institutions actuellesRupture démocratique (RIC…)

Histoire du parti

Fondé en 2016 par Emmanuel Macron sous le nom d'En Marche !, le mouvement a porté ses deux victoires présidentielles (2017, 2022) avant de perdre sa majorité absolue en 2022 puis les législatives anticipées de 2024. Rebaptisé Renaissance en 2022, il est dirigé par Gabriel Attal, ancien Premier ministre, depuis 2024.

Figures pour 2027

Questions fréquentes

Qui dirigera le camp présidentiel en 2027 ?
Emmanuel Macron ne peut pas se représenter (limite de deux mandats consécutifs). Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, et d'autres figures du camp central comme Édouard Philippe (Horizons) sont candidats déclarés ou pressentis.
Quelle est la ligne économique de Renaissance ?
Une politique de l'offre : baisse des impôts de production, incitation au travail, objectif de plein emploi et réindustrialisation, avec un discours de sérieux budgétaire.
Renaissance est-il de gauche ou de droite ?
Le parti se revendique du « bloc central » : libéral en économie (marqueur droite), progressiste sur certains sujets de société (marqueur gauche), fermement pro-européen.

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