Le programme Les Républicains sur europe & international
Présidentielle 2022 → européennes et législatives 2024 → positions actuelles
Les Républicains défendent une « Europe des nations » puissante mais respectueuse des souverainetés : refus du fédéralisme, primauté de la Constitution française sur le droit européen dans les domaines régaliens, refonte de Schengen et renforcement massif de Frontex. Le parti soutient l'Ukraine face à la Russie et une hausse des budgets de défense, tout en refusant une armée européenne intégrée et le partage de la dissuasion nucléaire. Sur le commerce, LR rejette les accords CETA et Mercosur en l'état et exige des clauses de réciprocité systématiques. Le parti s'oppose à tout élargissement de l'UE avant sa « consolidation » et demande l'arrêt définitif des négociations d'adhésion avec la Turquie.
Les mesures détaillées
Affirmer la primauté de la Constitution française sur le droit européen
Position constanteAux européennes 2024, la liste Bellamy voulait réaffirmer que la Constitution française est la norme juridique suprême en France, au-dessus du droit de l'UE, et renforcer le contrôle des parlements nationaux sur les décisions européennes. Bruno Retailleau propose un « bouclier constitutionnel » permettant à une loi organique d'écarter certaines jurisprudences européennes contraires aux « intérêts fondamentaux » de la France, notamment en matière d'immigration et de sécurité, ainsi qu'un droit de dérogation à la CEDH pour la politique migratoire.
Présent dans : Européennes 2024 · Positions actuelles
- Source : Toute l'Europe : Le programme de François-Xavier Bellamy (LR) aux européennes 2024 (2024-05), consulté le 18/09/2026
- Source : La Clé Publique : Ce que changerait la réforme constitutionnelle de Retailleau (2026-09), consulté le 18/09/2026
Renégocier Schengen et renforcer massivement Frontex
Position constanteLa maîtrise des frontières extérieures de l'Europe est une constante du parti. En 2022, Valérie Pécresse proposait la renégociation de Schengen et le recrutement de 10 000 garde-frontières supplémentaires pour Frontex. En 2024, la liste Bellamy proposait de tripler les effectifs de Frontex pour atteindre 30 000 agents et défendait des barrières physiques aux frontières de l'UE. Bruno Retailleau défend une refonte de Schengen sans sortie de l'Union européenne.
« renégociation de Schengen ; renforcement de Frontex grâce au recrutement de 10 000 garde-frontières supplémentaires »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Européennes 2024 · Positions actuelles
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : Toute l'Europe : Le programme de François-Xavier Bellamy (LR) aux européennes 2024 (2024-05), consulté le 18/09/2026
Refuser l'élargissement de l'UE et clore l'adhésion de la Turquie
Position constanteLa liste Bellamy refusait en 2024 toute adhésion de l'Ukraine, de la Moldavie, de la Géorgie et des Balkans occidentaux avant une « consolidation » de l'Union, et demandait la fin définitive des négociations d'adhésion avec la Turquie. Cette position prolonge celle de Valérie Pécresse en 2022, qui voulait une Europe mettant « définitivement fin au processus d'adhésion de la Turquie ».
« Une Europe qui met définitivement fin au processus d'adhésion de la Turquie »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Européennes 2024
- Source : Toute l'Europe : Le programme de François-Xavier Bellamy (LR) aux européennes 2024 (2024-05), consulté le 18/09/2026
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
Soutenir l'Ukraine et augmenter l'effort de défense
Position constanteLe soutien à l'Ukraine face à la Russie est constant depuis 2022. Valérie Pécresse condamnait l'invasion russe et s'engageait sur 108 milliards d'euros supplémentaires pour les armées d'ici 2030. En 2024, la liste Bellamy proposait un soutien militaire et économique renforcé à l'Ukraine, un objectif de 3 % du PIB de dépenses militaires pour les États membres et le triplement du fonds européen de défense de 8 à 25 milliards d'euros. Bruno Retailleau maintient un soutien militaire explicite à Kiev, tout en refusant une armée européenne intégrée et le partage de la dissuasion nucléaire française.
« Je condamne fermement l'invasion brutale de l'Ukraine par la Russie. »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Européennes 2024 · Positions actuelles
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : Toute l'Europe : Le programme de François-Xavier Bellamy (LR) aux européennes 2024 (2024-05), consulté le 18/09/2026
- Source : MonVote2027 : Positions de Bruno Retailleau (2026-09), consulté le 18/09/2026
Rejeter le Mercosur et le CETA en l'état, imposer la réciprocité commerciale
Position constanteLa liste Bellamy rejetait en 2024 les accords CETA et Mercosur « dans leur forme actuelle », au nom de la protection des agriculteurs et des normes européennes. Le projet actuel du parti demande des clauses de réciprocité systématiques dans les accords commerciaux et une préférence européenne dans la commande publique (« Buy European First » pour l'IA). En 2022, Valérie Pécresse défendait une taxe carbone aux frontières et le refus d'importer les produits alimentaires ne respectant pas les normes environnementales françaises.
Présent dans : Présidentielle 2022 · Européennes 2024 · Positions actuelles
- Source : Toute l'Europe : Le programme de François-Xavier Bellamy (LR) aux européennes 2024 (2024-05), consulté le 18/09/2026
- Source : Les Républicains : Nos propositions (2026-09), consulté le 18/09/2026
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
Alléger les normes européennes : moratoire sur la CSRD et le devoir de vigilance
Position constanteAux européennes 2024, François-Xavier Bellamy défendait un « mandat de dérégulation » contre « l'excès réglementaire européen » : moratoire sur les directives CSRD (reporting de durabilité) et devoir de vigilance jugées « prohibitives », et réduction de 25 % du nombre de fonctionnaires européens affectés à la législation. Le projet actuel s'oppose au « Grid Package » européen et défend la neutralité technologique pour protéger l'avantage nucléaire français.
Présent dans : Européennes 2024 · Positions actuelles
- Source : Toute l'Europe : Le programme de François-Xavier Bellamy (LR) aux européennes 2024 (2024-05), consulté le 18/09/2026
- Source : Votons 2027 : Programme de Bruno Retailleau (2026-09), consulté le 18/09/2026
L'évolution des positions
Présidentielle 2022: « Le courage de faire : projet présidentiel de Valérie Pécresse »
Valérie Pécresse, « patriote et européenne », défendait « une France forte dans une Europe puissante » : renégociation de Schengen, 10 000 garde-frontières pour Frontex, taxe carbone aux frontières, préférence européenne dans la commande publique, capacité de défense autonome au sein de l'OTAN et 108 milliards d'euros supplémentaires pour les armées d'ici 2030 après l'invasion de l'Ukraine.
Européennes 2024: « La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe : liste conduite par François-Xavier Bellamy »
La liste Bellamy (7,25 % des voix) portait une ligne « Europe des nations » plus critique : primauté de la Constitution française, dérégulation (moratoire CSRD), triplement de Frontex à 30 000 agents, centres d'asile fermés aux frontières, rejet du Mercosur et du CETA en l'état, soutien massif à l'Ukraine, 3 % du PIB pour la défense et refus de tout élargissement avant consolidation.
Positions actuelles: « Nos propositions : projet des Républicains porté par Bruno Retailleau (2026) »
Bruno Retailleau durcit la dimension souverainiste sans prôner de sortie de l'UE : « bouclier constitutionnel » contre les jurisprudences européennes en matière migratoire, droit de déroger à la CEDH, refonte de Schengen, coalition du nucléaire pour la neutralité technologique et clauses de réciprocité commerciales systématiques ; le soutien militaire à l'Ukraine est maintenu.
Questions fréquentes
- Les Républicains veulent-ils sortir de l'Union européenne ?
- Non. Le parti défend une « Europe des nations » et refuse le fédéralisme, mais s'oppose à toute sortie de l'UE. Il veut en revanche affirmer la primauté de la Constitution française sur le droit européen dans les domaines régaliens comme l'immigration et la sécurité.
- Quelle est la position de LR sur l'Ukraine ?
- Le parti soutient l'Ukraine depuis 2022 : condamnation de l'invasion russe, aides militaires et économiques renforcées, objectif de 3 % du PIB de dépenses militaires aux européennes 2024. Bruno Retailleau maintient ce soutien tout en refusant le partage de la dissuasion nucléaire française.
- LR est-il pour ou contre l'accord avec le Mercosur ?
- Le parti rejette les accords Mercosur et CETA « dans leur forme actuelle », au nom de la protection des agriculteurs français, et exige des clauses de réciprocité systématiques dans les accords commerciaux ainsi qu'une taxe carbone aux frontières de l'Europe.
- Que propose LR pour Schengen et les frontières européennes ?
- Une refonte de Schengen et un renforcement massif de Frontex : 10 000 garde-frontières supplémentaires proposés en 2022, puis un triplement des effectifs à 30 000 agents aux européennes 2024, avec le traitement des demandes d'asile dans des centres fermés aux frontières.
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