Le programme Les Républicains sur économie & travail
Présidentielle 2022 → européennes et législatives 2024 → positions actuelles
Les Républicains défendent une ligne libérale assumée : réduction massive de la dépense publique pour casser la spirale de la dette, baisse des impôts de production et des cotisations, revalorisation du travail face à « l'assistanat » et débureaucratisation de l'État. Sous Bruno Retailleau, le parti propose 80 milliards d'euros d'économies, un « revenu d'incitation à l'activité » fusionnant plusieurs minima sociaux, la sortie des 35 heures via l'exonération des heures au-delà de 1 623 heures par an et le développement de la retraite par capitalisation en complément de la répartition. Cette doctrine prolonge le programme de Valérie Pécresse en 2022 (retraite à 65 ans, hausse de 10 % des salaires nets) et le pacte législatif de 2024.
Les mesures détaillées
Réduire massivement la dépense publique : 80 milliards d'euros d'économies
Position modifiéeBruno Retailleau propose un plan de réduction de la dépense publique de 80 milliards d'euros, présenté comme un « programme de rupture avec le macronisme » dans la lignée de François Fillon. En 2022, Valérie Pécresse visait une réduction de 42 milliards du déficit public en 2027 et s'engageait à faire « deux fois plus d'économies que de dépenses ». Le pacte législatif de juillet 2024 réclamait 25 milliards d'euros d'économies dès le budget suivant, notamment sur les opérateurs de l'État.
« Je m'engage à faire deux fois plus d'économies que de dépenses à l'horizon 2027. »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Législatives 2024 · Positions actuelles
- Source : ÉlyséeScope : Programme économique de Bruno Retailleau (2026-09), consulté le 18/09/2026
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : LCP : Présentation du pacte législatif de la droite (2024-07), consulté le 18/09/2026
Retraites : après le report à 65 ans en 2022, développer la capitalisation
Position modifiéeEn 2022, Valérie Pécresse proposait le relèvement progressif de l'âge légal de départ à 65 ans à l'horizon 2030, avec prise en compte de la pénibilité et des carrières longues, et aucune pension inférieure au SMIC net pour une carrière complète. Depuis la réforme de 2023 portant l'âge à 64 ans, le parti a fait de la non-remise en cause des retraites une « ligne rouge » du pacte législatif de 2024. Bruno Retailleau défend désormais le développement de la retraite par capitalisation en complément de la répartition.
« Relèvement progressif de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans à horizon 2030 »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Législatives 2024 · Positions actuelles
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : MonVote2027 : Positions de Bruno Retailleau (2026-09), consulté le 18/09/2026
Sortir des 35 heures : zéro cotisation au-delà de 1 623 heures travaillées par an
Position constanteLe projet actuel des Républicains propose de « libérer le temps de travail » en supprimant les cotisations sociales sur les heures effectuées au-delà de 1 623 heures par an, ainsi qu'un seuil « zéro cotisation » et la libération du travail des seniors. En 2022, Valérie Pécresse proposait déjà la liberté de négocier le temps de travail par entreprise pour sortir des 35 heures, la défiscalisation des heures supplémentaires et la conversion des RTT en salaire.
« Liberté de négocier le temps de travail par entreprise, avec recours possible au référendum en l'absence d'accord, pour sortir des 35 heures »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Positions actuelles
- Source : Les Républicains : Nos propositions (2026-09), consulté le 18/09/2026
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
Conditionner le RSA à 15 heures d'activité et plafonner les aides à 70 % du SMIC
Position constanteLe parti veut que le travail paie toujours plus que l'inactivité. En 2022, Valérie Pécresse proposait 15 heures d'activité hebdomadaires obligatoires pour tout bénéficiaire du RSA et une réduction de 30 % des indemnités chômage en cas de refus d'une formation dans un secteur en tension. En 2024, Bruno Retailleau plaidait pour une « allocation unique autour de 70 % du SMIC ». Le projet actuel prévoit un « revenu d'incitation à l'activité » (RIA) fusionnant RSA, prime d'activité et ASS, ainsi qu'une réforme de l'assurance chômage.
« 15 heures d'activité par semaine obligatoires pour tout bénéficiaire du RSA »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Législatives 2024 · Positions actuelles
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : Les Républicains : Nos propositions (2026-09), consulté le 18/09/2026
- Source : LCP : Présentation du pacte législatif de la droite (2024-07), consulté le 18/09/2026
Baisser les impôts de production et les charges des entreprises
Position constanteLe parti propose une baisse continue de la fiscalité des entreprises pour favoriser la réindustrialisation. Valérie Pécresse chiffrait cette baisse des impôts de production à 10 milliards d'euros en 2022, accompagnée d'une hausse de 10 % des salaires nets sous 2 800 euros via la baisse des charges. Le pacte législatif de 2024 reprenait la baisse des impôts de production avec un moratoire sur les normes. Le projet actuel prévoit un prix de l'électricité compétitif et une réduction des prélèvements obligatoires pour l'industrie.
Présent dans : Présidentielle 2022 · Législatives 2024 · Positions actuelles
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : LCP : Présentation du pacte législatif de la droite (2024-07), consulté le 18/09/2026
- Source : Les Républicains : Nos propositions (2026-09), consulté le 18/09/2026
Alléger la fiscalité des successions et accélérer les donations
Position constanteEn 2022, Valérie Pécresse proposait de supprimer les droits de succession pour 95 % des Français et d'accélérer les donations, jusqu'à 100 000 euros exonérés par enfant et par petit-enfant tous les 6 ans. Le parti maintient depuis une ligne de refus de toute hausse d'impôt sur la transmission et le patrimoine : les augmentations d'impôts figuraient parmi les « lignes rouges » du pacte législatif de 2024, et Bruno Retailleau refuse toute hausse de la fiscalité sur les patrimoines.
« Je propose de supprimer les droits de succession pour 95 % des Français »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Législatives 2024 · Positions actuelles
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : MonVote2027 : Positions de Bruno Retailleau (2026-09), consulté le 18/09/2026
Débureaucratiser : supprimer les 50 règles jugées les plus paralysantes
Position constanteLe projet actuel du parti propose de supprimer, dès le lendemain de l'élection, les 50 règles considérées comme paralysant le plus les entreprises, et de créer un compte social unique (CSU). En 2022, Valérie Pécresse proposait la suppression de 500 organismes publics jugés inutiles ou en doublon et la suppression de 200 000 postes de fonctionnaires dans les services « suradministrés », compensée par 50 000 recrutements dans la santé, la justice et l'éducation.
« Supprimer, dès le lendemain de l'élection, les 50 règles qui paralysent le plus nos entreprises »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Législatives 2024 · Positions actuelles
- Source : Les Républicains : Nos propositions (2026-09), consulté le 18/09/2026
- Source : Le courage de faire : programme de Valérie Pécresse (PDF) (2022-03), consulté le 18/09/2026
L'évolution des positions
Présidentielle 2022: « Le courage de faire : projet présidentiel de Valérie Pécresse »
Valérie Pécresse se présentait comme « la candidate du pouvoir d'achat » : hausse de 10 % des salaires nets sous 2 800 euros, retraite à 65 ans en 2030, 15 heures d'activité obligatoires pour le RSA, baisse de 10 milliards des impôts de production et règle d'or budgétaire inscrite dans la Constitution, avec une réduction de 42 milliards du déficit en 2027.
Législatives 2024: « Pacte législatif d'urgence : 13 propositions de loi de la droite (juillet 2024) »
Après les législatives anticipées, LR présente le 22 juillet 2024 un « pacte législatif d'urgence » de 13 propositions de loi : 25 milliards d'euros d'économies, allocation sociale unique autour de 70 % du SMIC, baisse des impôts de production et moratoire sur les normes. Le parti fixe deux lignes rouges pouvant déclencher une censure : hausse d'impôts et détricotage de la réforme des retraites.
Positions actuelles: « Nos propositions : projet des Républicains porté par Bruno Retailleau (2026) »
Sous Bruno Retailleau, candidat désigné pour 2027, l'ambition budgétaire est fortement relevée : 80 milliards d'euros de baisse de la dépense publique, création d'un revenu d'incitation à l'activité (RIA) fusionnant RSA, prime d'activité et ASS, exonération des cotisations au-delà de 1 623 heures annuelles et développement de la capitalisation en complément de la retraite par répartition.
Questions fréquentes
- Que proposent Les Républicains sur les retraites ?
- En 2022, le parti proposait de relever progressivement l'âge légal à 65 ans d'ici 2030. Après la réforme de 2023 (64 ans), LR a fait de son maintien une ligne rouge et Bruno Retailleau propose désormais de développer la retraite par capitalisation en complément de la répartition.
- Les Républicains veulent-ils supprimer les 35 heures ?
- Le parti veut permettre de travailler au-delà des 35 heures sans surcoût : le projet actuel propose de supprimer les cotisations sociales au-delà de 1 623 heures travaillées par an, et Valérie Pécresse proposait en 2022 de négocier le temps de travail entreprise par entreprise.
- Comment LR compte-t-il réduire la dette publique ?
- Bruno Retailleau propose 80 milliards d'euros d'économies sur la dépense publique, la suppression de règles et d'organismes jugés inutiles, et le refus de toute hausse d'impôt. En 2022, Valérie Pécresse voulait inscrire une règle d'or budgétaire dans la Constitution.
- Que propose LR pour le RSA et les minima sociaux ?
- Le parti veut conditionner le RSA à 15 heures d'activité hebdomadaires et créer un « revenu d'incitation à l'activité » fusionnant plusieurs minima, plafonné de sorte que les aides restent inférieures aux revenus du travail (autour de 70 % du SMIC selon Bruno Retailleau en 2024).
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