Le programme Reconquête sur économie & travail
Présidentielle 2022 → européennes et législatives 2024 → positions actuelles
La doctrine économique de Reconquête combine libéralisme fiscal et protectionnisme commercial : baisse massive des impôts de production et des droits de succession, valorisation du travail par l'exonération des heures supplémentaires et la baisse de la CSG sur les bas salaires, le tout financé par des coupes dans la dépense publique et par la suppression des aides sociales non contributives pour les étrangers extra-européens. Depuis 2025-2026, l'eurodéputée Sarah Knafo, vice-présidente du parti, radicalise ce volet avec un plan revendiqué de 130 milliards d'euros d'économies, incluant la suppression de 800 000 postes de fonctionnaires et la limitation du RSA à trois ans.
Les mesures détaillées
Porter l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans d'ici 2030
Position constanteLe programme présidentiel 2022 prévoyait de relever l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans à horizon 2030, à raison d'un trimestre par an à compter de 2023, avec des aménagements pour les carrières longues ou pénibles. La mesure était accompagnée d'un « index senior » pour encourager le maintien des seniors dans l'emploi et d'un cumul emploi-retraite sans cotisations retraite pour les personnes ayant validé tous leurs trimestres.
« Porter à 64 ans l'âge légal de départ à la retraite à horizon 2030 »
Présent dans : Présidentielle 2022
- Source : Programme d'Éric Zemmour, présidentielle 2022 (PDF officiel archivé), p. 51 (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : Public Sénat – Éric Zemmour détaille son programme (2022-03), consulté le 18/09/2026
Baisser de 30 milliards d'euros par an les impôts de production
Position constanteLe parti propose une baisse massive des impôts de production, à hauteur de 30 milliards d'euros supplémentaires par an, en supprimant en priorité la C3S, la CVAE et la CFE. Le programme 2022 y ajoutait un taux d'impôt sur les sociétés à 15 % pour les PME, artisans, commerçants et agriculteurs jusqu'à 300 000 euros de bénéfices, ainsi que des zones franches industrielles exonérées d'impôts pendant 5 ans dans les régions désindustrialisées.
« Baisser massivement les impôts de production à hauteur de 30 milliards d'euros supplémentaires par an »
Présent dans : Présidentielle 2022
- Source : Programme d'Éric Zemmour, présidentielle 2022 (PDF officiel archivé), p. 25 (2022-03), consulté le 18/09/2026
Exonérer 95 % des familles de droits de succession et de donation
Position modifiéeLe programme 2022 proposait une franchise de 200 000 euros par enfant au décès des parents et la possibilité de donner jusqu'à 200 000 euros par enfant et petit-enfant tous les 10 ans sans impôt, ainsi que l'exonération totale de la transmission des entreprises familiales et des exploitations agricoles. En 2026, Sarah Knafo va plus loin et défend l'abolition des droits de succession dans son livre « Le Casse du siècle ».
« Exonérer 95 % des familles françaises de droits de succession »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Positions actuelles
- Source : Programme d'Éric Zemmour, présidentielle 2022 (PDF officiel archivé), p. 46 (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : France 24 – En attendant Zemmour, Sarah Knafo continue d'écrire son histoire (2026-09), consulté le 18/09/2026
Un « 13e mois » pour les bas salaires par une baisse dégressive de la CSG
Position constanteLe parti propose d'augmenter le salaire net des travailleurs modestes du public, du privé et des indépendants, en leur permettant de toucher l'équivalent d'un 13e mois grâce à une baisse dégressive de la CSG pour les salaires allant du SMIC à 2 000 euros. Le programme 2022 prévoyait de financer cette mesure par la suppression des aides sociales non contributives pour les étrangers extra-européens, chiffrée par le parti à 20 milliards d'euros d'économies par an.
Présent dans : Présidentielle 2022
- Source : Programme d'Éric Zemmour, présidentielle 2022 (PDF officiel archivé), p. 28 et 71 (2022-03), consulté le 18/09/2026
Exonérer totalement les heures supplémentaires et créer une prime « zéro charges »
Position constanteAu nom du principe « travailler plus pour gagner plus », le programme 2022 prévoyait l'exonération totale d'impôts et de charges sociales des heures supplémentaires, une prime « zéro charges » (patronales et salariales) pouvant atteindre trois fois le salaire net mensuel, la défiscalisation de la prime de participation élargie aux entreprises de plus de 11 salariés, et la suppression du forfait social pesant sur l'employeur.
Présent dans : Présidentielle 2022
- Source : Programme d'Éric Zemmour, présidentielle 2022 (PDF officiel archivé), p. 28 (2022-03), consulté le 18/09/2026
Réduire massivement la dépense publique : de 65 à 130 milliards d'euros d'économies
Position modifiéeEn 2022, le chiffrage officiel du programme annonçait 60 milliards d'euros de coût annuel (baisses d'impôts et dépenses nouvelles) financés par un plan d'économies de 65 milliards, dont 20 milliards issus de la suppression des prestations non contributives pour les étrangers extra-européens. En 2026, Sarah Knafo propose 15 mesures censées dégager « 130 milliards d'euros d'économies », dont la suppression de 800 000 postes de fonctionnaires en cinq ans et la limitation du RSA à trois ans pour les personnes aptes au travail. Selon le média de vérification Les Surligneurs, plusieurs de ces économies se heurtent à des obstacles constitutionnels et européens et leurs montants sont surévalués.
« 130 milliards d'euros d'économies »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Positions actuelles
- Source : Programme d'Éric Zemmour, présidentielle 2022, chiffrage p. 69-71 (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : France 24 – Sarah Knafo et « Le Casse du siècle » (2026-09), consulté le 18/09/2026
- Source : Les Surligneurs – Pourquoi les mesures d'économies de Sarah Knafo sont juridiquement incertaines, consulté le 18/09/2026
Préférence nationale et européenne à l'embauche, fin du travail détaché
Position constanteLe parti propose d'abroger la directive européenne sur le détachement des travailleurs, qualifiée de source de « dumping social », et de promouvoir la préférence nationale et européenne à l'embauche, notamment dans les métiers en tension. Le programme des européennes 2024 y ajoutait un « Buy European Act » et la réservation des fonds européens (FEDER, Fonds pour l'innovation) aux entreprises françaises et européennes.
« Abroger la directive européenne sur le détachement des travailleurs pour faire cesser la concurrence déloyale intracommunautaire »
Présent dans : Présidentielle 2022 · Européennes 2024
- Source : Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation – 92 propositions, p. 15 (2024-05), consulté le 18/09/2026
- Source : Programme d'Éric Zemmour, présidentielle 2022 (PDF officiel archivé), p. 30 (2022-03), consulté le 18/09/2026
L'évolution des positions
Présidentielle 2022: « Le programme d'Éric Zemmour (les trois « Reconquêtes » : identité, prospérité, fraternité) »
Le programme 2022 articule baisse d'impôts (30 milliards d'impôts de production, quasi-suppression des droits de succession, 13e mois par la CSG) et rigueur budgétaire, avec un chiffrage officiel de 65 milliards d'euros d'économies dont 20 milliards tirés de la suppression des aides sociales non contributives aux étrangers extra-européens. La retraite à 64 ans en 2030 complète ce volet.
Européennes 2024: « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation (92 propositions, liste Marion Maréchal) »
Aux européennes 2024, le volet économique se déplace vers Bruxelles : « libérer à l'intérieur et protéger à l'extérieur », avec la sobriété normative (une norme créée, deux supprimées), l'abrogation des directives CSRD et devoir de vigilance, le relèvement à 50 % des droits de douane sur les véhicules électriques chinois et un moratoire sur les accords de libre-échange. Le programme, décrit par Toute l'Europe comme « plutôt libéral sur le plan économique », est coordonné par l'eurodéputé Nicolas Bay.
Positions actuelles: « Le programme pour la France (plateforme participative lancée par Sarah Knafo en vue de 2027) »
Depuis 2025-2026, Sarah Knafo incarne un tournant libertarien assumé : son livre « Le Casse du siècle » (Fayard, septembre 2026) défend la thèse d'un impôt confiscatoire et propose 130 milliards d'euros d'économies (800 000 postes de fonctionnaires supprimés en cinq ans, RSA limité à trois ans, abolition des droits de succession, privatisation de l'audiovisuel public). Le parti collecte par ailleurs des propositions citoyennes sur la plateforme « Le programme pour la France » en vue de 2027.
Questions fréquentes
- Quelle est la position de Reconquête sur la retraite ?
- Dans son programme présidentiel 2022, Éric Zemmour proposait de porter l'âge légal de départ à 64 ans à horizon 2030, à raison d'un trimestre par an, avec des aménagements pour carrières longues et pénibles, un index senior et une revalorisation jusqu'à 600 euros par an des retraites inférieures à 1 300 euros via l'exonération de CSG-CRDS.
- Comment Reconquête veut-il financer ses baisses d'impôts ?
- Le chiffrage officiel de 2022 prévoyait 65 milliards d'euros d'économies annuelles : 20 milliards par la suppression des prestations non contributives pour les étrangers extra-européens, 15 milliards sur le budget de l'État et 15 milliards sur les collectivités locales, notamment. Les propositions actuelles de Sarah Knafo revendiquent 130 milliards d'économies, montants contestés par plusieurs analyses, dont celle du média juridique Les Surligneurs.
- Que propose Reconquête pour les indépendants et les PME ?
- Le programme 2022 proposait un impôt sur les sociétés à 15 % pour les PME, artisans, commerçants et agriculteurs jusqu'à 300 000 euros de bénéfices, l'extension du 13e mois par la baisse de CSG aux indépendants, l'exonération de cotisations patronales pour deux embauches en CDI dans les entreprises de moins de 11 salariés, et la suppression des droits de transmission des entreprises familiales.
- Reconquête veut-il supprimer les droits de succession ?
- En 2022, le parti proposait d'en exonérer 95 % des familles grâce à une franchise de 200 000 euros par enfant. En 2026, Sarah Knafo, vice-présidente du parti, défend leur abolition pure et simple dans son livre « Le Casse du siècle ».
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