Le programme Renaissance sur institutions & démocratie

Présidentielle 2022 → européennes et législatives 2024 → positions actuelles

Historiquement défenseur des institutions de la Ve République, dont l'usage assumé de l'article 49.3 pour la réforme des retraites et les budgets, Renaissance connaît une inflexion portée par Gabriel Attal. À Arras en septembre 2025, il a plaidé pour une « nouvelle République » : moins de parlementaires, suppression d'un échelon territorial, recours accru au référendum et partage du pouvoir. Le programme 2022 prévoyait déjà une commission transpartisane pour rénover les institutions, avec une ouverture à davantage de proportionnelle, sujet qui reste débattu en interne. La débureaucratisation complète cette doctrine.

Les mesures détaillées

L'évolution des positions

  1. Présidentielle 2022: « Emmanuel Macron avec vous »

    Le programme 2022 restait prudent : une commission transpartisane pour rénover les institutions, avec une ouverture à davantage de proportionnalité, sans remise en cause de l'architecture de la Ve République. La pratique du pouvoir a ensuite reposé sur les outils classiques du régime, dont le 49.3.

  2. Législatives 2024: « Ensemble pour la République »

    Après la dissolution de juin 2024, la coalition Ensemble pour la République a fait campagne sur la stabilité et le bilan, sans proposition institutionnelle majeure. La perte de majorité absolue a ensuite ouvert le débat interne sur la proportionnelle et la culture de coalition.

  3. Positions actuelles: « Pour une nouvelle République »

    Rupture de ton : Gabriel Attal plaide pour une « nouvelle République » avec moins de parlementaires, un échelon local en moins, plus de référendums et un partage du pouvoir, tout en critiquant la dissolution de 2024. Prisca Thévenot résume : « il faut vraiment partir sur une refondation, un nouveau pacte social, un nouveau pacte républicain ». Cette autonomisation vis-à-vis d'Emmanuel Macron divise le parti.

Questions fréquentes

Renaissance veut-il changer de République ?
Gabriel Attal parle d'une « nouvelle République » ou d'une « Ve République du XXIe siècle » : moins de parlementaires, suppression d'un échelon local, référendums plus fréquents et partage du pouvoir. Il s'agit d'une réforme en profondeur des institutions existantes plutôt que d'un projet formel de VIe République, et la proposition ne fait pas l'unanimité au sein du parti.
Le parti est-il favorable à la proportionnelle ?
Le programme 2022 ouvrait la voie à davantage de proportionnalité via une commission transpartisane, mais la réforme n'a pas été menée. Le sujet reste débattu en interne, entre partisans d'une meilleure représentativité et craintes d'instabilité dans une Assemblée déjà fragmentée.
Comment le parti justifie-t-il l'usage du 49.3 ?
La majorité a présenté l'article 49.3 comme un outil constitutionnel légitime de la Ve République, utilisé notamment pour la réforme des retraites de 2023 et plusieurs budgets en l'absence de majorité absolue. Le Conseil constitutionnel a validé la procédure employée pour la loi retraites le 14 avril 2023.
Qu'est-ce que la débureaucratisation portée par Gabriel Attal ?
Une feuille de route lancée en avril 2024 comme Premier ministre : suppression des formulaires Cerfa, dix simplifications par ministère, usage de l'intelligence artificielle dans l'administration et renforcement des maisons France services. Le thème reste central dans son discours sur l'efficacité de l'État.
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