Le programme Renaissance sur institutions & démocratie
Présidentielle 2022 → européennes et législatives 2024 → positions actuelles
Historiquement défenseur des institutions de la Ve République, dont l'usage assumé de l'article 49.3 pour la réforme des retraites et les budgets, Renaissance connaît une inflexion portée par Gabriel Attal. À Arras en septembre 2025, il a plaidé pour une « nouvelle République » : moins de parlementaires, suppression d'un échelon territorial, recours accru au référendum et partage du pouvoir. Le programme 2022 prévoyait déjà une commission transpartisane pour rénover les institutions, avec une ouverture à davantage de proportionnelle, sujet qui reste débattu en interne. La débureaucratisation complète cette doctrine.
Les mesures détaillées
« Nouvelle République » : refondation institutionnelle proposée par Gabriel Attal
NouveautéAu congrès de Renaissance à Arras, le 21 septembre 2025, Gabriel Attal a proposé une « Ve République du XXIe siècle » : réduction du nombre de parlementaires, suppression d'un échelon de collectivités locales et recours accru aux référendums. Il a appelé à « cesser de croire aux hommes providentiels » et à « accepter le partage du pouvoir », décrivant la France comme le dernier pays d'Europe à concentrer autant le pouvoir exécutif. Une consultation, « Pour une nouvelle République », accompagne cette démarche. Ce positionnement crée des tensions internes chez les macronistes.
Présent dans : Positions actuelles
- Source : LCP – À Arras, Gabriel Attal prône une nouvelle République (2025-09), consulté le 18/09/2026
- Source : Site officiel de Renaissance (consultation Nouvelle République) (2026-09), consulté le 18/09/2026
Proportionnelle : ouverture affichée depuis 2022, mise en œuvre toujours débattue
Position constanteLe programme 2022 proposait une commission transpartisane chargée de « rénover nos institutions », avec une orientation vers davantage de proportionnalité dans les scrutins. La réforme n'a pas abouti durant le second quinquennat. Le sujet reste un débat interne : une partie du parti y voit une réponse à la fragmentation politique issue de la dissolution de 2024, tandis que d'autres élus craignent une instabilité accrue. La proportionnelle figure dans les discussions institutionnelles relancées par Gabriel Attal.
Présent dans : Présidentielle 2022 · Positions actuelles
- Source : France Info – Programme d'Emmanuel Macron 2022 (2022-03), consulté le 18/09/2026
- Source : LCP – Discours d'Arras de Gabriel Attal (2025-09), consulté le 18/09/2026
Usage assumé des outils de la Ve République, dont l'article 49.3
Position constanteEn gouvernement, la majorité présidentielle a utilisé les instruments du parlementarisme rationalisé de la Ve République : la réforme des retraites de 2023 a été adoptée via l'article 49.3 de la Constitution, après un parcours législatif contesté, puis validée pour l'essentiel par le Conseil constitutionnel le 14 avril 2023. Le parti a défendu la légitimité constitutionnelle de cette procédure, également employée pour plusieurs budgets. Ce bilan nourrit aujourd'hui le débat interne sur la rénovation des institutions.
Présent dans : Positions actuelles
- Source : La finance pour tous – Promulgation de la loi retraites (contexte 49.3) (2023-04), consulté le 18/09/2026
- Source : LCP – Discours d'Arras de Gabriel Attal (2025-09), consulté le 18/09/2026
Décentralisation : suppression d'un échelon territorial et simplification du millefeuille
NouveautéGabriel Attal propose de supprimer un échelon de collectivités locales afin de simplifier l'organisation territoriale et de clarifier les responsabilités, dans le cadre de sa « nouvelle République ». Cette orientation s'inscrit dans la continuité des débats sur le « millefeuille territorial » et s'accompagne d'un discours de proximité : montée en puissance du parti pour les élections municipales de 2026. Il s'agit d'une proposition, l'échelon concerné et les modalités restant à préciser.
Présent dans : Positions actuelles
- Source : LCP – Discours d'Arras de Gabriel Attal (2025-09), consulté le 18/09/2026
- Source : Public Sénat – Attal mise sur la refondation avec 2027 en ligne de mire (2025-09), consulté le 18/09/2026
Débureaucratisation : suppression des formulaires Cerfa et simplification par l'IA
NouveautéComme Premier ministre, Gabriel Attal a présenté en avril 2024 une feuille de route de « débureaucratisation » : suppression à terme des formulaires Cerfa, dix mesures de simplification par ministère en un an, expérimentation d'outils d'intelligence artificielle pour accélérer les réponses de l'administration, renforcement des maisons France services et programme « Parlez-nous français » de révision des formulaires. Ce chantier, engagé au gouvernement, reste un axe du discours actuel du parti sur l'efficacité de l'État.
Présent dans : Positions actuelles
- Source : Info.gouv.fr – IA, simplification et débureaucratisation pour transformer l'État (2024-04), consulté le 18/09/2026
- Source : Public Sénat – La feuille de route d'Attal pour débureaucratiser (2024-04), consulté le 18/09/2026
L'évolution des positions
Présidentielle 2022: « Emmanuel Macron avec vous »
Le programme 2022 restait prudent : une commission transpartisane pour rénover les institutions, avec une ouverture à davantage de proportionnalité, sans remise en cause de l'architecture de la Ve République. La pratique du pouvoir a ensuite reposé sur les outils classiques du régime, dont le 49.3.
Législatives 2024: « Ensemble pour la République »
Après la dissolution de juin 2024, la coalition Ensemble pour la République a fait campagne sur la stabilité et le bilan, sans proposition institutionnelle majeure. La perte de majorité absolue a ensuite ouvert le débat interne sur la proportionnelle et la culture de coalition.
Positions actuelles: « Pour une nouvelle République »
Rupture de ton : Gabriel Attal plaide pour une « nouvelle République » avec moins de parlementaires, un échelon local en moins, plus de référendums et un partage du pouvoir, tout en critiquant la dissolution de 2024. Prisca Thévenot résume : « il faut vraiment partir sur une refondation, un nouveau pacte social, un nouveau pacte républicain ». Cette autonomisation vis-à-vis d'Emmanuel Macron divise le parti.
Questions fréquentes
- Renaissance veut-il changer de République ?
- Gabriel Attal parle d'une « nouvelle République » ou d'une « Ve République du XXIe siècle » : moins de parlementaires, suppression d'un échelon local, référendums plus fréquents et partage du pouvoir. Il s'agit d'une réforme en profondeur des institutions existantes plutôt que d'un projet formel de VIe République, et la proposition ne fait pas l'unanimité au sein du parti.
- Le parti est-il favorable à la proportionnelle ?
- Le programme 2022 ouvrait la voie à davantage de proportionnalité via une commission transpartisane, mais la réforme n'a pas été menée. Le sujet reste débattu en interne, entre partisans d'une meilleure représentativité et craintes d'instabilité dans une Assemblée déjà fragmentée.
- Comment le parti justifie-t-il l'usage du 49.3 ?
- La majorité a présenté l'article 49.3 comme un outil constitutionnel légitime de la Ve République, utilisé notamment pour la réforme des retraites de 2023 et plusieurs budgets en l'absence de majorité absolue. Le Conseil constitutionnel a validé la procédure employée pour la loi retraites le 14 avril 2023.
- Qu'est-ce que la débureaucratisation portée par Gabriel Attal ?
- Une feuille de route lancée en avril 2024 comme Premier ministre : suppression des formulaires Cerfa, dix simplifications par ministère, usage de l'intelligence artificielle dans l'administration et renforcement des maisons France services. Le thème reste central dans son discours sur l'efficacité de l'État.
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