Depuis l'inflation de 2021-2023, le pouvoir d'achat domine toutes les enquêtes sur les préoccupations des Français. Trois stratégies s'affrontent : augmenter les salaires, faire baisser les prix, réduire les prélèvements. Chaque parti a choisi son levier principal.
Levier 1 : les salaires (la gauche)
Le PCF porte la mesure la plus haute : SMIC à 2 000 € brut et échelle mobile, l'indexation automatique des salaires sur l'inflation. LFI propose 1 600 € net et le blocage des prix des produits de première nécessité. Le PS préfère une conférence salariale contraignante et l'indexation par branches ; Les Écologistes y ajoutent une garantie d'autonomie pour les jeunes.
Levier 2 : les prix et les taxes à la consommation (droite nationale)
Le RN mise tout sur la baisse de la TVA sur l'énergie et les carburants de 20 % à 5,5 %, mesure universelle et immédiate, mais coûteuse pour les finances publiques et critiquée comme peu ciblée. Reconquête privilégie les baisses d'impôts de production et de droits de succession.
Levier 3 : le travail et les prélèvements (bloc central et LR)
Renaissance et Horizons refusent les hausses générales du SMIC (risque pour l'emploi) au profit du « travail qui paie » : baisses de charges, primes défiscalisées, intéressement. LR y ajoute la défiscalisation des heures supplémentaires et la dégressivité des allocations chômage pour inciter à la reprise d'emploi.
Le vrai débat derrière les mesures
Qui doit payer ? Hausse des salaires = coût pour les employeurs ; baisse de TVA = coût pour l'État ; baisse de charges = pari sur la croissance. Les trois stratégies traduisent trois visions du partage de la valeur, exactement ce que mesure l'axe économie du test. Pour le détail mesure par mesure, sources à l'appui : le comparatif économie complet.