Aucun sujet n'a autant structuré le conflit social français que les retraites, de la réforme de 2023 adoptée par 49.3 aux propositions d'abrogation qui dominent les programmes de gauche. Panorama complet des positions, du plus tôt au plus tard.
Retraite à 60 ans : la gauche radicale
LFI porte la retraite à 60 ans après 40 annuités, position constante depuis « L'Avenir en commun » de 2022. Le PCF défend la même cible à taux plein, financée par une réforme des cotisations et la taxation du capital.
Retour à 62 ans : la gauche de gouvernement
Le PS propose l'abrogation de la réforme de 2023 et le retour à 62 ans, financé notamment par la mise à contribution des hauts patrimoines. Les Écologistes soutiennent l'abrogation en y ajoutant la prise en compte de la pénibilité et la semaine de 4 jours comme levier d'emploi des seniors.
Statu quo assumé : le bloc central
Renaissance assume la réforme des 64 ans comme condition de l'équilibre du système par répartition. Horizons va plus loin : maintien d'un âge élevé et développement d'une capitalisation collective en complément, une inflexion notable dans le débat français.
Les droites : carrières longues et libre choix
Le RN propose un système modulé privilégiant les carrières longues (départ anticipé pour ceux qui ont commencé tôt). LR et Reconquête défendent un âge de départ élevé assorti de libertés de choix individuelles (cumul emploi-retraite, surcote).
Comment trancher ?
Trois questions pour situer votre position : l'équilibre financier prime-t-il sur l'âge de départ ? Le financement doit-il venir du travail (cotisations, durée) ou du capital (taxation) ? La capitalisation est-elle un complément acceptable ? Le test vous situe précisément sur cet axe, et le comparatif économie complet couvre salaires, fiscalité et dette.